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samedi 18 juin 2011

LA MARCHE DE L'EMPEREUR II - le retour - FETE DES PERES


Pour la fête des pères je voudrais mettre à l’honneur « Le Manchot » que la plupart des gens confondent avec le pingouin sans doute à cause de son habit noir et blanc. Mais, c’est la seule ressemblance. Le pingouin vit dans l’arctique et le manchot en antarctique. Le pingouin peut voler alors que le manchot ne vole pas.
Le manchot mérite d’être nommé dans la fête des pères car, après que « La femelle ait pondu un œuf, le mâle le garde entre ses pattes et sous un pli de son ventre pour le tenir au chaud. Les mâles restent alors sans manger (grâce à leur graisse) pendant près de 100 jours jusqu’à l’éclosion de l’œuf. Pour ne pas avoir trop froid et pour se protéger du vent, les mâles se regroupent en cercle. »
Combien de pères humains feraient pareil ?
Bon ! Nous avons d’autres particularités intéressantes et paternelles alors :
« BONNE FÊTE DES PÈRES. »

samedi 11 juin 2011

CORBEAU et RENARD - le grand affrontement -

(Vous pouvez lire la BD en entier en vous connectant sur le site)

Je m'étais dit : " Parler encore de corbeau, ça va pas le faire. Même en y ajoutant un renard, il n'y a pas de quoi en faire un fromage."
Erreur, il y a encore de quoi dire sur le corbeau. J'ai tapé "FOX and CROW" sur internet et je me suis régalé.

D'abord, je me suis rappelé d'une BD de mon enfance que j'avais complètement oubliée. Je me suis aperçu que, aujourd'hui, elle aurait été interdite ou modifiée. Figurez-vous que CROW fume le cigare et, comme Luky Luke, il aurait dû se mettre à mâcher une brindille. J'ai même vu une vidéo de la BD sur youtube.

Ensuite, j'ai lu sur
http://fr.wikisource.org/wiki/Fables_d%E2%80%99%C3%89sope/Le_Corbeau_et_le_Renard
la fable de ÉSOPE de laquelle Jean de la Fontaine en a fait notre "Le Corbeau et le Renard" que nous avons tous apprise à l'école. J'ai préféré la fable originale sans pour cela dédaigner celle de La Fontaine qui est un bon enseignement.

J'ai vu qu'on pouvait se mettre à l'anglais avec cette fable, il y a des BD dérivées, des fables "à la façon de" et je connais une version en argot dont il me manque quelques vers.
"Un pignouf corbac, sur un touffu planqué / se radinait en douce un coulant baraqué / Hé le mec de là haut / si tu pousses de la gueule aussi bien que t'es fringué / c'est que t'es le mec le plus rossard du quartier / mais le corbac n'est pas mariol / et lui balance son riflard à travers la fiole / Moralité : faut toujours se méfier / des mecs mal fringués / qui vous balancent à la gueule des bobards à la gomme "

Et c'est pas tout ! mais je vais m'arrêter là pour aujourd'hui.

dimanche 5 juin 2011

COUP DE FOUDRE POUR UNE MOUETTE ( part 2) LES HUMAINS VOLENT AUSSI

Je ne peux pas rentrer. La porte fermée serait une cage pour moi, un piège. Je le laisse et m’envole. Je fais plusieurs tours au dessus du bateau. Il est trop beau, je ne peux m’empêcher de me rapprocher. Je me pose sur le pont. Il est là, à la barre. Il a laissé la porte ouverte. Je ne dois pas rentrer. Je ne dois pas rentrer.


Il faisait chaud, ce soir là. J’étais de tour de garde. Le ciel, sans nuages, montrait ses étoiles. La mer était calme et je laissai le voilier progresser sans brusquerie. Je prenais des notes sur la route et m’amusais à regarder deux, trois, oiseaux qui volaient encore dans le sombre. J’ai toujours rêvé d’être un goéland, de voler librement dans le ciel et, ce soir-là, je sentais quelque chose de magique. Un bref instant, une étoile filante fendit le ciel.
Sur le pont, un oiseau me regardait ; une mouette. Je lui dis, comme ça, pour parler : « Tu veux que je te montre comment barrer un bateau ? » Quel ne fut mon étonnement, quand l’oiseau me répondit : « Avec plaisir. » Je pensai que le soleil de la journée avait dû taper trop fort, que j’avais pris un coup de chaud. Mais l’oiseau s’avança me disant : « Tu ne me tueras pas, hein ? » « Mais non, je ne te tuerai pas, lui répondis-je ! J’aime la compagnie des oiseaux. » Puis, je me repris et me dis : « Tu divagues mon gars. Voilà que tu fais la conversation à une mouette ! »
La mouette, entre-temps, avait franchi le pas de la porte. Soudain, elle se transforma en une belle femme, toute étonnée, autant que moi, de sa transformation.
Au matin, elle était toujours là. Ce n’était pas un rêve ; elle était réelle. Je crois que mon fils a trouvé une maman de remplacement. Il la voulait tellement !

jeudi 2 juin 2011

COUP DE FOUDRE POUR UNE MOUETTE - part 1 -


- J’en veux une. J’en veux une, crie l’enfant !

Non mais… je suis une mouette, pas un objet ! Tiens, pour te punir, je vais te faire une crotte sur le front. Je me retourne, me dirige vers lui… et je le vois. Non, pas le gosse, le bel homme à côté de lui. Qu’il est beau ! Ah ! Comme j’aimerais être une demoiselle à forme humaine ! Je le séduirais avec sensualité au lieu de voler, voler, voler…
Mais, mais ! Qu’est-ce qu’il me veut le cuisinier qui vient en courant, une casserole à la main ? Il veut m’attraper pour me manger, oui ! C’est toujours comme ça avec les marins, dès qu’on les approche de trop près, ils cherchent toujours à te capturer pour améliorer leur ordinaire. Car ils mangent les oiseaux, les marins. Surtout qu’en mer, ça les change du poisson. Vite, je m’éclipse. Je monte dans les airs. En tant que mouette, au moins, j’ai gagné ça : la liberté.
Je sais ce que vous vous dîtes : une mouette qui parle, c’est pas possible. Mais si, c’est possible ! La preuve : je parle. Et puisque le gosse et le cuisiniers sont descendus dans la cabine, je retourne près du bel homme au regard si doux qui m’a fait chavirer le cœur et l’esprit. Je sais qu’il aime les oiseaux. Je le sens.
Je me pose sur son épaule. Il ne dit rien, ne bouge pas. Il est calme. Il ne cherche pas à m’attraper. Doucement, il se lève et va vers la cabine de pilotage. Je ne peux pas rentrer. La porte fermée serait une cage pour moi, un piège. Je le laisse et m’envole.
Je fais plusieurs tours au dessus du bateau. Il est trop beau, je ne peux m’empêcher de me rapprocher. Je me pose sur le pont. Il est là, à la barre. Il a laissé la porte ouverte. Je ne dois pas rentrer. Je ne dois pas rentrer.

samedi 28 mai 2011

A TOUTES LES MAMANS DU MONDE : L'AMOUR D'UNE MERE de VICTOR HUGO


Aujourd'hui, la fête des mère est célébrée un peu partout dans le monde même si ce n'est pas à la même date. Cette fête ne date pas d'hier puisque même les Anciens Grecs et, ensuite, les Romains, la célébraient.
Et c'est normal de célébrer sa maman car, de maman, il ne peut y en avoir qu'une. Je regrette seulement que certains oublient que, s'ils existent, c'est grâce à une femme : leur maman et, la femme qu'ils asservissent, enferment, avilissent est une maman.
Ainsi, pour toutes les mamans du monde je voudrais rappeler ces quelques vers de Victor Hugo sur l'amour d'une mère :

Je vous dirai peut-être quelque jour
Quel lait pur, que de soins, que de vœux, que d'amour,
Prodigués pour ma vie en naissant condamnée,
M'ont fait deux fois l'enfant de ma mère obstinée,
Ange qui sur trois fils attachés à ses pas
Épandait son amour et ne mesurait pas !
Ô l'amour d'une mère ! Amour que nul n'oublie !
Pain merveilleux qu'un dieu partage et multiplie !
Table toujours servie au paternel foyer !
Chacun en a sa part et tous l'ont tout entier !



Vers tirés du poème « Ce siècle avait deux ans » paru dans le recueil « Les Feuilles d’Automne » (1831) de Victor Hugo (1802-1885)

BONNE FÊTE MAMANS

mardi 24 mai 2011

LE MIROIR AUX OISEAUX - Part 2 -


En image, une mouette rieuse, très chère à Gaston Lagaffe de Franquin. Je vous en reparlerai...
En attendant, voici la 2ème partie des péripéties du miroir aux oiseaux. Bonne lecture.

Quelle déception ! L’homme, un marin, vivait seul sur un bateau. Ce qui l’avait séduit, c’était ma ressemblance avec les hublots ; je suis un miroir rond, voila. De plus, il ne me regardait jamais ; les marins ne se rasent pas souvent et ne se coiffent pas tellement non plus. J’étais devenu un hublot qui ne montre pas la mer. J’étais devenu inutile.
Mais, c’était avant.
Un jour, une jolie tahitienne monta à bord. Elle me vit et, de suite, vint à moi. Elle me posa la question magique : « Miroir, mon beau miroir, qui est la plus jolie du bateau ? » C’était elle, évidemment. Elle était la seule sur le bateau. Je priai pour qu’elle restât. Elle resta.
Tout d’abord, elle me changea de place. Elle me mit face aux hublots. Je pouvais enfin voir l’océan, les mouettes et les goélands mais, surtout, sa jolie silhouette, son visage et ses mains et, comble du bonheur, elle me caressait, tous les jours, avec un chiffon doux et parfumé.
Avant. C’était avant.
Un jour, le monsieur s’arrêta. La jolie tahitienne ne navigua plus. Et moi, je mirai l’horizon. J’attendais. Parfois, je voyais des cormorans se disputer la chair d’un crabe. D’autres fois, les mouettes jouaient avec les vents. Je m’occupais. Je réfléchissais. J’attendais la question : « Miroir, mon beau miroir… » qui, sans doute, ne viendra plus jamais car, aujourd’hui, je suis accroché dans un couloir étroit et sombre de l’appartement d’un marabout.
En face de moi, un autre miroir me revoie mon image. Moi, je lui renvoie la sienne ; je sais être poli. Il est vermoulu mais, je ne veux pas tricher. Parfois, des dames passent, sans un regard pour nous et vont se faire prédire l’avenir, dans une pièce, au fond du couloir.
Aucune ne veut savoir si elle est la plus jolie, comme avant.
La magie est-elle finie ? De l’autre côté du miroir, puis-je encore faire de l’esprit… avant de n’être plus que le reflet de moi-même ?

mercredi 18 mai 2011

LE MIROIR AUX OISEAUX - part 1


C’était avant.
Avant, quand de jolies dames, un oiseau sur leur chapeau, me regardaient et me demandaient : « Suis-je la plus jolie ? »
Elles espéraient une réponse de ma part et je la leur donnais puisque je leur renvoyais leur image ; celle qu’elles aimaient : mince et brillante, un oiseau sur leur chapeau.
Puis, un jour, il y eut la guerre. La maison resta vide des années. Pour seules visites, des pigeons idiots se pavanaient devant moi. Devant ce spectacle navrant, je restai de glace. La poussière me recouvrait et moi, je m’ennuyais.
Enfin, un nouveau propriétaire prit possession des lieux. La lumière rentra avec lui dans la maison, m’éclairant. Tout allait recommencer.
Mais non ! Il me vendit avec les autres meubles à un brocanteur.
Un miroir chez un antiquaire ne réfléchit plus, il s’éteint. Ce que je fis jusqu’à ce matin de juin où, un homme robuste vint me chercher. Je le vis content de son acquisition et me sentis flatté. Je me voyais déjà placé au dessus d’une cheminée, d’où je pouvais dominer tout, ou alors dans la chambre, où sa femme viendrait me demander chaque matin : « Miroir, mon beau miroir, suis-je la plus belle ? »
Sur le chemin, mon teint se raviva. Je vis défiler des gens, des voitures et même des maisons. Je voyageais.