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vendredi 12 avril 2019

Poser des jalons pour les suivants


Ce que j’aime dans le recueil « En Vert la Vie », c’est la multiplicité des messages. Parfois ils sont dits avec sérieux, parfois avec désinvolture, parfois avec humour, etc. mais, à chaque fois, avec le cœur.
Je les lis avec plaisir car ils me semblent utiles. Et, pas seulement pour moi. Lisez plutôt :  

Quand j’étais petit enfant,
On me le disait souvent :
Écoute bien tes parents
Si tu ne veux pas tomber.
J’ai suivi ce qu’ils ont dit
Voilà, si j’ai bien compris,
Pour avancer dans la vie,
Nous devons nous rappeler :

Qu’il faut poser des jalons
Pour ne pas tomber
Qu’il faut poser des jalons
Pour avancer
Qu’il faut poser des jalons
Pour devenir
Qu’il faut poser des jalons
Pour revenir…
Pour rassurer
Pour s’élever
Pour retrouver
Ne pas couler…

Et me voilà devant vous,
Un vrai dessein sur ma proue.
Il faut que je vous avoue
Que tout était destiné.
Car j’ai appliqué souvent
Les conseils de mes parents
Et je dis à mes enfants :
Vous devez vous rappeler :

Qu’il faut poser des jalons
Pour ne pas tomber
Qu’il faut poser des jalons
Pour avancer
Qu’il faut poser des jalons
Pour devenir
Qu’il faut poser des jalons
Pour revenir…
Pour rassurer
Pour s’élever
Pour retrouver
Ne pas couler…
Se relever
Et continuer.

Texte tiré de « En Vert la Vie »

Copyright © V.DiMarco/MonuMar

C’est un peu comme pour les alpinistes ; le premier de cordée pose des crochets sur la paroi pour que les autres puissent s’y accrocher et ne pas tomber mais, aussi, ne pas entrainer les autres dans leur chute.

C’est un hymne sur l’expérience aussi. Que celui qui sait transmette ! ou alors, il n’a servi à rien. Triste constat ? Quand je vous disais que rien n’est dit à la légère dans ce recueil.

Comme convenu avec mes amis, voici leurs blogs : avidoxe, Dan et Dina, dinadedan,   Ecrire Pastel, Tandem Littéraire, Éric Valloni, gravillons, polarsensudalsace et VittorioDenim ; sans oublier notre « Ateliers d’écritureS 68 ». Bonne lecture et, partagez. Faites-le pour vous, partagez !

vendredi 5 avril 2019

Identité, des voiles et...


Je continue ma lecture du livre "En Vert la Vie" de V.DiMarco
 
Nous voici en avril et, en avril, ne te découvre pas d’un fil. Donc, un conseil, gardez ce qui vous fait que vous êtes ‘vous’ : votre identité, votre petit nom. 

Je sais, dans ce monde de brutes, de superstars, de tape à l’œil, de miroirs aux alouettes, ce n’est pas facile de conserver son identité ; on veut toujours ressembler à l’autre, celui qui a réussi à aller se faire voir, celui qui a réussi à être un produit vendable, etc. ou à un bande de pauvres miteux qui n’ont plus qu’une identité de groupe où s’accrocher. C’est triste. 

Eh bien, il y a encore plus triste : l’être anonyme expédié et jamais arrivé, faute d'être suffisamment timbré. Jugez par vous-même : 

Identité

A peine je suis né
Qu’un homme a demandé :
- Qu’il est beau ce garçon ;
Quel est son nom ?

Puis à la maternelle,
La grande demoiselle
M’a posé « la » question :
- Quel est ton nom ?

Veuillez décliner
Votre identité.

A l’école plus tard,
C’était la même histoire
Et la même question :
- Quel est ton nom ?

Et puis voilà l’armée.
Revue de sobriquets :
- Si tu es simple pion,
C’est quoi ton nom ?

Veuillez décliner
Votre identité.

Enfin, la société
Où on est tous fichés.
- Quel est ton nom ?

Qui sait, après ma mort,
On le dira encore :
Ci-gît, dans un caisson…
- Quel est son nom ?

En même temps, quand on a été dans ce cas, on peut aussi dire : j'ai vécu… MA vie tranquille. 

Comme convenu avec mes amis, voici leurs blogs : avidoxe, Dan et Dina, dinadedan,   Ecrire Pastel, Tandem Littéraire, Éric Valloni, gravillons, polarsensudalsace et VittorioDenim ; sans oublier notre « Ateliers d’écritureS 68 ». Bonne lecture et, partagez. Faites-le pour vous, partagez !

vendredi 29 mars 2019

Haines Nouvelles


Mais, dans quelle époque vivons-nous ! On n’a plus le droit de parler, de rire, de dire et même de penser puisque je dis ce que je pense. (Et, je ne pense pas à mal !)

Tout indispose le voisin. Dans les villages, c’est le coq et en ville c’est les crottes de chiens. On ne pardonne plus rien, comme si tout nous était dû. Comme si on était le roi, chez soi et les autres n’ont qu’à servir ! 

L’intolérance s’épand et s’amplifie, partout, en ville, dans les cités et dans les villages. De plus, des haines nouvelles apparaissent...

HAINES

Des peuples entiers meurent de faim.
Tu te dis qu’ils sont loin de nous,
Mais, ces peuples sans lendemain,
A bout de tout, sont prêts à tout.
- Comment aider, soigner ces gens ?
- Je suis prêt à leur envoyer
Du riz, des pâtes ou de l’argent.
(… du moment qu’ils restent loin.)

Plus près de nous, dans les cités,
Sur les murs, on voit des dessins :
Le problème à nouveau posé
Vient te rattraper dans ton coin.

Ce sont des jeunes, désœuvrés,
Et dans leurs tags et graffitis,
La haine y est souvent cachée.
Tu vois, tu n’es pas à l’abri.

Du plus profond, c’est la colère
Le sentiment le plus humain.
C’est faux de l’appeler mon « frère » ;
Certains ont tout, d’autres n’ont rien.

La solution doit exister.
Et, si tu veux dormir serein,
Il serait bon de commencer,
Ce jour, par leur tendre la main.

Texte tiré du recueil « En Vert la Vie », 2013, de V.Dimarco, page 58 et 59. (Avec son autorisation, naturellement.)  Copyright © V.DiMarco/MonuMar, 2013

Mais, chers colocataires de la planète Terre, vous êtes tous égaux devant l’immensité : Vous êtes de passage. D'ailleurs, à la limite, vous n’êtes rien ! Vous naissez pour mourir, tous : blancs, noirs, verts, jaunes, rouges et même gris ! Vous n’existez que parce que l’autre vous voit et vous parle. Quand l’autre n’existera plus vous serez fini !

Albert Camus avait dit : « Nous sommes tous l’étranger de quelqu’un. » Mais, si tu lui tends la main, tu ne seras plus son étranger, tu seras quelqu’un de reconnu. Et c’est alors que tu pourras te rendre compte que tu as fait quelque chose d’utile… pour toi. A méditer. 

Comme convenu avec mes amis, voici leurs blogs : avidoxe, Dan et Dina, dinadedan,   Ecrire Pastel, Tandem Littéraire, Éric Valloni, gravillons, polarsensudalsace et VittorioDenim ; sans oublier notre « Ateliers d’écritureS 68 ». Bonne lecture et, partagez. Faites-le pour vous, partagez !

vendredi 22 mars 2019

Gamins, le futur de chacun


Comme je l’ai dit dans le dernier post, j’aurais arrêté si je n’avais pas vu les jeunes prendre le relais sur le climat. 
« En Vert la Vie » est un recueil de poésies bien sûr mais qui se veut un tantinet pédagogique. Pas trop car, moi-même- j’ai horreur qu’on m’impose des choses mais, à un certain moment, il faut faire des choix : faire ou périr.
Ce genre de choix s’appelle : une alternative. 
Et, puisqu’à mon âge je ne peux qu’encourager ceux qui peuvent faire, je continue. 

Je vous propose donc un septième texte, toujours tiré du recueil de V.DiMarco et avec son consentement, voici : 

GAMIN

Un enfant :
Le regard d’un géant.
Le désir d’être un homme,
Comme toi, simplement.
Il voudrait qu’on lui donne
Cet amour… qu’il te prend.

Un enfant :
Force d’un océan.
Il t’arrache d’un somme,
Te donne plus qu’il ne prend,
Te modèle en parent ;
Et tu vis autrement.
Car c’est pour ton enfant.

Et tu t’envoles ;    
Tu es l’air, tu es le vent,
Dès qu’il te frôle
De ces p’tits doigts d’enfant.

Un enfant :
Ton futur différent
Mais ta copie conforme.
Il lui faudra du temps
Mais quand il prendra forme
Sera reconnaissant.

Ton enfant :
Ton gamin de trente ans,
Sera fier d’être un homme.
Et, tout en s’appliquant,
Te rendra « grand parent ».
Tu verras en souriant
L’enfant de ton enfant.

Et tu t’envoles ;
Tu es l’air, tu es le vent,
Dès qu’il te frôle
De ses p’tits doigts d’enfant.

Oui, je sais, dans le titre, j’ai mis un « s » à gamin. Mais, dans les manifs, j’en vois plusieurs. Et, ils sont de plus en plus nombreux et plus responsables que leurs parents apparemment. 

Bravo les gamins, bravo les enfants : défendez « votre » futur. Vous y avez droit.

Comme convenu avec mes amis, voici leurs blogs : avidoxe, Dan et Dina, dinadedan,   Ecrire Pastel, Tandem Littéraire, Éric Valloni, gravillons, polarsensudalsace et VittorioDenim ; sans oublier notre « Ateliers d’écritureS 68 ». Bonne lecture et, partagez. Faites-le pour vous, partagez !