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vendredi 4 décembre 2015

La suite des AVENTURES BOULANGERES DE SUPER-MANALA au 06/12/2015



Le revoici, SuperManala est de retour ! 

Normal, nous sommes début décembre et nous sommes en Alsace. Comme chaque année, SuperManala apporte des récompenses à ceux qui ont été gentils pendant l’année. Il ne s’occupe pas de ceux qui ont été méchants ; le Père SuperFouettard, qui l’accompagne toujours, est là pour eux ! Donc, on ne va pas en parler. On va surtout parler des gens normaux : les gentils.

Et, cette année, qui a été gentil ?

Plus de monde qu’on ne peut le croire. Sans faire une longue énumération, on peut quand même en indiquer 2 : Tous ceux qui participent aux « Restos du Cœur » et tous ceux qui participent au « Téléthon ». Et donc : vous !

SuperManala est fier de vous.

Mais, SuperManala, cette année a marqué aussi le Club de Poésie de l’Espace 110 (que vous pouvez lire sur Écrire Pastel). Les membres du Club ont voulu faire honneur à SuperManala. Ils ont travaillé sur un "Fais10Vers" (*) et, voici ce que j’ai reçu : 


SuperManala m’a parlé
Il m’a dit de garder espoir
Tout finira par s’arranger
Il suffira juste d’y croire

Il est prêt à donner un bras
Pour nous voir à nouveau debout
Je ne sais pas ce qu’il fera
Mais, je suis sûr qu’il a bon goût

Je suis un peu triste pour toi
Mais, tu es bon, Mon Manala

Voilà. Pas besoin de se fatiguer à lire entre les lignes, le message est clair et, comme dit le proverbe : « Ventre affamé n’a point d’oreilles. »
Donc, Restos du Cœur et Théléthon, c’est maintenant. Merci pour eux.  


Blogs amis : VittorioDenim , SelonCarmen, EcrirePastel, et Dan&Dina vous feront la causette si vous vous sentez concernés par le bien de l’humanité. Un petit clic sur le lien et vous êtes reliés. Bonne lecture.
 
(*) Fais10Vers : texte de 10 vers des 8 pieds à faire en 10 minutes. 8 vers pour raconter un fait et 2 pour une chute, une morale. Le premier vers est donné par l'animateur (Vittorio qui l'a inventé en 2007) 

dimanche 1 mars 2015

MES SOUVENIRS D'ENFANCE ET 2015, L'ANNEE MARCEL PAGNOL



Le 1er Mars 2015, Année « Marcel Pagnol ». Il aurait eu 120 ans. 

Marcel Pagnol, c’est, avant tout un homme de théâtre mais, pour moi, c’est la personne qui a réveillé mes souvenirs d’enfance avec ses « Souvenirs d’enfance ».

J’avais 25 ans quand, un ami m’a offert un livre en me disant : « Tiens, ça va te plaire ». Il ne m’a pas dit plus. Et, mon ami ne s’était pas trompé. Mes souvenirs étaient enfouis par 15 ans de vie dans une ville de l’est. Il avait senti que ce livre, écrit simplement,  sur un paysage méditerranéen était pour moi.

C’était « La gloire de mon père » et je suis rentré dans le livre avec mes propres souvenirs, mes collines, mes montagnes, mes plantes et leurs odeurs… Oui, même les odeurs me revenaient ! J’ai effacé quinze ans de gris de la ville en me promenant dans un livre !
Bien sûr, étant enfant, je ne connaissais pas Aubagne ou Marseille mais, j’avais habité un village qui, au fur et à mesure de ses récits, me revenait avec ses maisons, ses gens, ses histoires, sa nature environnante, tout. Il racontait ses dix premières années et je revoyais les miennes. Voilà la force de Marcel Pagnol !

Évidemment, je me suis procuré « Le château de ma mère » où j’ai retrouvé les mêmes senteurs, thym, lavande et romarin et, depuis, j’ai lu tout Pagnol et j’ai vu les films, les siens et ceux des autres. Chaque fois c’est un bonheur qui m’est rendu. J’ai aussi acheté le temps des secrets, le temps des amours et les autres. 

J'ai connu la femme du boulanger, l'instituteur, le curé et sa bonne, le meunier ou le maire, la bigote, le riche propriétaire terrien qui a fini sa vie seul et sans enfants, le braconnier, etc. Des gens de villages mais, pour moi, les gens de mon village d'enfance. 
On n'oublie jamais rien et, il suffit d'une allusion, d'une photo, d'un propos, pour que les souvenirs reviennent. 

Le livre qui m’a marqué le plus, c’est « L’eau des collines » mais, cette histoire de source qui se perd est évoquée aussi dans "La gloire de mon père" par "Lili" et j'ai aussi mon histoire personnelle.  
J’avais huit ans et nous étions dans un champ pour la récolte, quand j’ai vu partir mon père, une gourde à la main. Il est revenu 10 minutes plus tard avec la gourde remplie d’eau fraiche. Je n’ai jamais su d’où venait cette eau. J’ai parcouru les environs du champ ; il n’y a pas de source. En tous cas, aujourd’hui, il n’y a plus de source. 

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